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CES

Les accueils studios qui s’inscrivent dans des périodes de 5 à 10 jours, offrent aux compagnies professionnelles un cadre de travail optimal. Chaque compagnie propose un temps de rencontre ouvert à tous, gratuit, qui permet un échange privilégié avec les artistes en résidences dans un autre cadre que celui de la scène : apprehender la réalité et la diversité de la création contemporaine.

RÉSIDENCES
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2012/2013

LUCANE

Aëla Labbé I Stéphane Imbert

Les liens (liants) de la photographie, de l’assemblage (sculpture) au travail du corps (danse)sont pour nous une inspiration commune. C’est la relation à l’instant, au présent.
C’est faisant suite à des expériences artistiques partagées, créations chorégraphiques, animations d’ateliers, performance en exposition, que notre besoin de créer LUCANE est né.
Dans ce cheminement s’inscrit notre envie de chercher ensemble des instants à partager, à éprouver, à offrir à d’autres présences.
Pour cette première semaine de travail nous explorerons les matières gestuelles de la pièce.
Nous souhaitons articuler l’écriture chorégraphique en un jeu de va-et-vient autour de dualités telles que le mouvant et le statique, le souple et le rigide, le physique et le plastique,
la présence et l’absence, le populaire et l’œuvre d’art. Ces sujets font partie intégrante de notre recherche au sein de LUCANE et de notre désir de mêler l’art vivant à l’art visuel.
Ces qualités sont également impulsées et inspirées par l’œuvre de l’artiste Michelangelo Pistoletto la Vénus aux chiffons à l’origine DE LA CAVE AU GRENIER.

De la cave au grenier

Projet

Texte de Stéphane Imbert pour DE LA CAVE AU GRENIER, avril 2016.

 ‘L’idée serait de faire une chose que l’on peut faire seul mais de la faire à deux, à plusieurs, non à deux… deux c’est déjà plusieurs !

Alors il y a une personne qui installe quelque chose (j’arrête de dire ‘chose’), qui installe des éléments, des objets… je sais pas mais plutôt du bois, des bouts de bois…
ou non du métal, des morceaux de métal, un peu comme quand on assemble un mécano.

Mais là, très vite, il y a une autre personne qui arrive et qui porte, ou qui porte et qui apporte des tissus, des vêtements, des tas de vêtements et de tissus…

Alors la première personne qui avait commencé son jeu de construction est perturbée par le nouveau matériel que la deuxième personne apporte…

Donc il va se passer des choses tant et si bien que celui qui installe la structure se retrouve à disparaître dedans comme si tous les matériaux l’avaient avalé.

De fait, la deuxième personne qui avait apporté les tas se retrouve seule, mais elle serait peut-être encore encombrée de tissus et vêtements…

Et elle va dévoiler petit à petit, qui elle est, comme si on prenait le temps d’enlever une à une toutes les peaux d’un oignon… et quand il va lui rester que sa peau à elle…

Mais avant que cela n’arrive… je parle de l’histoire de peaux d’oignons … et bien entre le tas de la structure et la deuxième personne il va se passer comme une conversation, un dialogue, un jeu de questions réponses, une danse de séduction, avant le striptease qui ne serait ni une fin, ni un accomplissement, mais l’idée qui serait d’évoquer une oeuvre plastique sans la reproduire. ’

 

Photographie : © LUCANE 2016,  à quatre mains

www.lucane.eu

 

Distribution