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L'atelier des artistes en exil - Daouda Nganga

Daouda Nganga allias Sam7

Né en 1982 à Brazzaville au Congo, Daouda Nganga est attiré par la danse  depuis tout petit. Il se forme à l’afro-tradi contemporaine auprès de Chrysogone  Diangouaya et de Serge Bissadissi. Son passage par le Benin, le Burkina Faso,  le Mali et le Sénégal suscite des rencontres artistiques, avec notamment  Martha Zepietowska (Siddhartha). Avec la danseuse Mbarou Ndiaye il fonde  la compagnie Sara, dont la création Symbiose est présentée à l’Institut  français de Dakar et au festival Afrik’A’wa à Paris. En France depuis 2016,  il anime de nombreux ateliers et travaille avec Thierry Thieû Niang  sur Va-voir là-bas si j’y suis, et auprès de Judith Depaule sur son laboratoire  De la disparition.

 

Corps en Transe

Projet

Daouda Nganga, ou Sam7 de son nom d’artiste, cherche inexorablement  un état de corps « transporté », en communion avec le cosmos. Il offre ainsi  à son esprit de se détacher pour échapper aux limites du monde d’ici-bas.  La transe est pour lui un déplacement nécessaire, un renoncement de soi  qui, par le mouvement, ouvre la voie à une autre ordonnance. Il emprunte  les traditions spirituelles de dialogue avec les esprits et les ancêtres des royaumes kongo et mandingue, élabore au gré de ses rencontres en Afrique  et en France une gestuelle résolument contemporaine, pour une signature unique — la sienne. Par sa danse et son invitation à la transcendance, Sam7 cherche à réconcilier son auditoire, à le libérer du poids de ses peurs  et de ses angoisses, pour l’élever jusqu’à un état de conscience jubilatoire où,  enfin relié à l’univers, il peut accéder à une exaltation existentielle. Sam7 est traversé par la question du solo depuis 2001. En 2012, il entame les recherches qui le conduiront à la création de Corps en transe. En 2016,  alors qu’il a décidé de poser ses valises en France, il le présente pour la première fois dans le cadre du Festival Afrik’A’wa à la Maison des solidarités et à l’Espace  Curial. Corps en transe ne se présente pas comme une forme figée, il module  en fonction des lieux de présentation, de la perception immédiate de l’interprète et de ce que lui donne en retour l’auditoire. Toujours en quête d’une qualité  de mouvement très précise pour mener à la transe, l’artiste n’aspire  pas à un achèvement, mais à un état spectaculaire chaque fois renouvelé.

Distribution