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CES

Les accueils studios qui s’inscrivent dans des périodes de 5 à 10 jours, offrent aux compagnies professionnelles un cadre de travail optimal. Chaque compagnie propose un temps de rencontre ouvert à tous, gratuit, qui permet un échange privilégié avec les artistes en résidences dans un autre cadre que celui de la scène : apprehender la réalité et la diversité de la création contemporaine.

RÉSIDENCES
2016/2017

2015/2016

2014/2015

2013/2014

2012/2013

Compagnie Faux Mouvement

La Cie Faux Mouvement, née en 1998, est basée en Lozère. Sa démarche est d’aller à la rencontre de tous les publics, enfants ou adultes, avertis ou non, pour faire découvrir son travail, et à travers lui, la danse contemporaine.
Dans toutes ses créations, la compagnie s’attache à traiter les sujets les plus ordinaires comme les plus invraisemblables, les plus identifiables comme les plus abscons, avec une sincérité poétique qui offre toujours plusieurs niveaux de lecture…
La compagnie oeuvre aussi bien en milieu rural, sur son territoire, que dans des réseaux plus vastes (Grand sud, Rhône Alpes, Metz, Bruxelles…)
Elle s’attache à provoquer des rencontres avec d’autres disciplines artistiques. Ses créations se nourrissent ainsi de nouvelles matières chorégraphiques en poursuivant son travail autour de l’objet support physique de création mais aussi partenaire à part entière du danseur.

 

2x2 [deux par deux]

Projet

Selon qu'elle soit voulue ou imposée, la promiscuité sera vécue bien différemment d'un individu à l'autre, d'un jour à l'autre...

L'Espace entre deux corps, entre deux esprits, deux cultures, deux sexes, deux caractères fait partie de notre quotidien. Selon le jour, l'heure, la météo, les nouvelles du journal, nous nous en accommodons plus ou moins bien. Nous jonglons en permanence avec notre bulle et celle des autres. Plus ou moins grandes, elles se rencontrent, se rejettent, se touchent, s'imbriquent parfois.

Nous avons tous éprouvé cette sensation d'inconfort que peut produire la promiscuité non choisie d'un lieu de contact « obligatoire » ; de l'ascenseur à la petite salle d'attente ou le compartiment de train pour ne citer que ceux là...

C'est là, dans une salle d'attente de 2m par 2m, avec 3 caisses et une pile de revues que nous voulons faire se rencontrer deux personnages, les voir s'éviter, se jauger, s'agacer, s'amuser, se battre, se liguer contre l'adversité...

Pour ce nouveau projet, nous travaillerons à nouveau à partir d'improvisations, créant les événements ou les situations que nous avons envie d'évoquer dans cette rencontre (l'ennuie dans l'attente, la gène crée par l'autre, les circulations dans cet espace réduit, l'énervement et la colère dans la confrontation, « l'anormalité » de la situation, l'utilisation et le détournement des revues, la complicité dans une envie d'ailleurs, etc...) et accumulerons les matières chorégraphiques ainsi crées.

Mais ce n'est que dans l'écriture du spectacle que s'imposeront ou non ces matières accumulées...

Les axes principaux de recherche dans l'écriture chorégraphique sont évidemment liés à la dramaturgie, et sont les suivants : Le mouvement à partir du geste quotidien, le mouvement lié à la manipulation de l'objet, la danse contact, les dynamiques et amplitudes dans un espace réduit. Cet espace restreint nous apporte des contraintes intéressantes, mais nous permet aussi de pouvoir jouer dans des espaces non dédiés à la danse.

La musique s'écrira au fur et à mesure de l'avancée du projet, à partir de ce qui s'inventera au plateau mais aussi par les propositions inspirées de notre auteur... Il y aura la musique en direct avec les revues comme sources sonores, et les pièces écrites ; entre quotidien et fantastique...

Le son à la fois comme élément de bruitage et élément musical. A la fois objectif et subjectif il va souligner la réalité, ouvrir des voies plus lointaines et solliciter la propension de nos oreilles à entendre des notes partout...

Comme pour nos précédentes créations danse et cirque, nous développons une technique qui nous est propre mêlant la danse contemporaine et le jonglage, ne cherchant pas la performance ou une succession de numéros mais bien l'alliance manipulation d'objets et mouvement, mettant chacune de ces disciplines au service l'une de l'autre dans la création chorégraphique, scénographique et dramaturgique de la pièce.

Ce sera un spectacle tout public avec plusieurs niveaux de lecture dans lequel chacun pourra se reconnaître, traité avec humour et poésie.

Lors de notre venue au SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS, nous serons en début de création, mais avec déjà des pistes de recherches et de la matière chorégraphique que nous pourrons partager à l’occasion du temps de regard.

Distribution