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Cie Ahtenysti - Maria Yannaros

Née en 2012, à Paris, de l’initiative d’une danseuse d'origine grecque, Maria Yannaros, la compagnie Ahtenysti tend son fil entre la France et la Grèce et tisse ses projets chorégraphiques et pédagogiques dans les deux pays à la fois.
Sa quête créative et artistique aboutit à la réalisation de pièces de danse-théâtre caractérisées, principalement, par une trame narrative, libre, subtile et souvent intemporelle, la recherche d'une musicalité vivante du mouvement, la picturalité des images chorégraphiées et une poétique de la suggestion qui confère au spectateur une liberté et une subjectivité dans l'interprétation.

La Compagnie a dans son actif, entre autres, une participation au Festival Off d'Avignon (2014), au Festival Dance Days (Crète, 2014), au Festival 12x12 (Paris, 2015) et au Festival des jeunes chorégraphes grecs (Athènes, juin 2019) une programmation dans diverses structures culturelles dont la prestigieuse Fondation Michalis Kakogiannis, à Athènes, en 2015, des co-réalisations dans des théâtres parisiens (Théâtre du Proscenium, Théâtre de la Reine Blanche, Espace Bertin Poirée...), des interventions dans les musées (Museum d’histoire naturelle de Nantes) ainsi que des présentations professionnelles régulières au Centre national de la danse de Pantin.

 

Crédits photographiques : Heidi Marier
Crédits photographiques : Heidi Marier

création 2021 Solo "O"

Projet

La pièce s'inspire, essentiellement, du mythe de Narcisse, tel qu'il a été interprété par les philosophes
Gaston Bachelard (« L'Eau et les Rêves »), pour le plus connu, et Louis Lavelle («L'Erreur de Narcisse »).
L'eau devient miroir, mais un miroir vivant, mouvant et capricieux. Le reflet qu'il renvoie n'a pas la stabilité,
ni la précision de celui qui est piégé dans le miroir de verre et qui, la plupart du temps, condamne à une
déception passive et résignée. Le reflet aquatique est vague, infini, mystérieux, fascinant mais aussi, fragile ; la moindre secousse, le moindre souffle posé sur l'eau, froisse et malmène le reflet qui est esquissé a sa surface.

« O » fait partie d'un triptyque qui, avec « Arachnées » et « I Lock the door upon myself », explorent la thématique de la métamorphose ; c'est-à-dire la modification progressive de l'apparence extérieure d'une espèce, humaine, entrainant son glissement, irréversible, dans la catégorie animale ou végétale, ou inversement.
L’ instant où se produit la métamorphose constitue un moment-clé de la pièce. Le seuil qui sépare nettement deux espèces, deux mondes distincts, se brouille, entrainant pour un moment l'ambivalence de la créature qui subit la transformation. Le corps explore une façon de se mouvoir nouvelle et inconnue. Une fois métamorphosé, il endure une incapacité, provisoire, à assumer toutes les fonctions naturelles, mécaniques du corps humain ; les jambes sont encore liquides, impuissantes à porter le corps vertical.
La dimension picturale de la pièce est très importante ; diverses postures (notamment dans les scènes de coiffure, de baignade ou de contemplation) ont été inspirées de tableaux représentant des Femmes au Bain ou des Vanités.

 

Distribution

Conception, chorégraphie et interprétation : Maria Yannaros
Regard extérieur : Sébastien Petit
Musique : Giuseppe Tartini, Johan Sebastian Bach
Crédits photographiques : Heidi Marier
Video/Montage : Maxime Gaudet